Sondage : l’Audiodescription en perspective

Pour fêter la fin des vacances estivales, j’ai le plaisir de vous convier à participer à un petit sondage circonstancié, issu d’une petite expérience que j’ai moi-même récemment vécue.

En effet, comme je n’avais rien de prévu samedi soir, j’ai décidé de rester sagement au bercail afin de visionner quelque chose confortablement installé dans le salon.
En arpentant les rayons de ma vidéothèque personnelle avec l’Apple TV, je suis tombé par hasard sur Braqueurs, un film que j’ai sûrement dû numériser et intégrer dans Plex il y a belle lurette, sans le regarder par ailleurs.

Si je mentionne ce film en particulier, c’est surtout parce qu’il contient énormément de scènes visuelles non-vocalisées, et que sans l’audiodescription, il m’eût été tout simplement impossible de saisir l’intégralité de la trame narrative sans l’aide d’une tierce personne voyante.
Or, bien que cette aide technique ait le vent en poupe dans le milieu du cinéma depuis quelques années, force est néanmoins de constater qu’un énorme fossé subsiste selon le type de contenu.

Par exemple, pourquoi l’audiodescription n’est-elle pas disponible pour la plupart des séries télévisées, dans l’industrie du spectacle, pour les grandes rencontres sportives, les livres illustrés, ou encore les dessins animés en général (et la Jap-Animation en particulier) ?
Si le problème est d’ordre financier, les synthèses vocales qui tendent à être de plus en plus semblables aux voix humaines ne pourraient-elles pas y remédier ?
Et que dire de l’incohérence des grands studios de cinéma qui, à l’exception de quelques uns comme Disney, ne jouent pas toujours le jeu en la matière, sans parler du comportement erratique de certains acteurs français comme Canal Plus, qui exfiltrent systématiquement l’audiodescription des vidéos disponibles sur leur plateforme de Replay ?

Bien sûr, on peut tout de même saluer la témérité et la constance de certains distributeurs français (à l’instar de Mars Film), les quelques timides tentatives qui tentent d’émerger çà et là, notamment concernant certaines rencontres sportives mondiales…
Mais on est encore très loin du compte au final !
Après tout, ce n’est pas comme si la technique de l’audiodescription était née au XXIe siècle !

Pour la petite histoire, un jour où je discutais à bâton rompu avec un comédien bien connu dans le cadre de ma série Au cœur du doublage, celui-ci me confiait cyniquement que sans la ténacité des pouvoirs publics, les studios de cinéma ne se donneraient même pas la peine de réaliser l’audiodescription pour le public francophone.
Pourtant, une société qui ne prend pas soin de ses handicapés, c’est une société qui court irrémédiablement à sa perte.

Alors, d’après vous, quelles peuvent être les écueils qui contribuent à freiner la propagation d’une si jolie aide technique aujourd’hui ?

Pour ma part, j’ai bien une petite idée sur tout ça mais je serais ravi de lire votre opinion via le fil des commentaires de cette publication, si vous avez un avis sur le sujet évidemment. 😘

29 réflexions sur « Sondage : l’Audiodescription en perspective »

    1. bonjour, c’est comme pour tout un pb de tune. mais pour moi il est inconsevable que si le film est en ad au ciné il ne le soit pas sur le dvd. après tout la bande existe ! vous allez pas me dire que Disney gau mont ugc et paté on pas de sous pour ça. on est encore une fois une minorité donc ça n’intéresse pas ce bas monde qui est celui du cinéma ! moi j’ai une carte ugc et je vais quasi toutes les semaines au ciné pour voir les films en ad. c’est un plaisir comme un autre !

  1. C’est une histoire d’argent à mon avis. Je ne sais pas du tout combien coûte la mise en place d’une audio description pour un film, et encore moins pour une compétition sportive dont la description doit se faire en temps réel et ne peut pas être enregistrés à l’avance. Tout ceci est onéreux, et certains distributeurs ou fournisseurs rechignent à dépenser une telle somme pour un service qu’ils ne jugent pas rentable.

  2. Il faut bien dire qu’on vit dans une époque où la loi du fric prime avant tout le reste. Après, peut-être qu’il y a aussi un problème de sensibilisation des différents acteurs concernés.

  3. Bonjour
    Pour travailler sur le sujet plusieurs choses:
    -la sensibilisation des acteurs de l’audiovisuel.
    -L’argent: quand on voit que les gros studios rechignent à refaire des mix tv et que dans 90% des cas c’est le dolby digital qui fait le boulot de passer du 5.1 à la 2.0 via son algorythme, on se doute (et pour en avoir déjà discuter avec des ingé son) les studios ne vont pas en plus repayer un mixage pour inclure l’audio description qui était pourtant bien présente en salle dans la piste 7 mais dans un boîtier spetial donné au dv ce qui explique pourquoi un film en ad en salle ne l’est plus en dvd.
    -Le droit d’auteur: si l’exception existe pour l’accessibilité aux oeuvres pour le public handicapé, il demeure qu’il y atoujours dans le droit d’auteur et droit voisin le respect à l’oeuvre et au créateur et que celui si peut refuser l’audio description de son oeuvre car elle est dénaturée avec une audio description..
    En effet je penses que le forcing du Ministère de la culture via des aides afin de responsabiliser les producteurs de contenus permet d’avoir de plus en plus de productions en audio description. Et comme cité dans le texte de Kevin certains éditeurs, diffuseurs sont sensibles sur le fait d’être accessible et ainsi avoir un public le plus large possible en incluant le public mal et non voyant.
    Concernant les émissions en direct de sport et de spectacle j’ai la sensation que si cela est encore peu il y a de plus en plus mais en effet sur des prod très grands publics: comédie de boulevard sur France 2. en effet il faut que cela soit fait en direct ce qui fait que parfois l’audiodescripteur bafouille ou rie en même temps que le public mais au moins le boulot d’ad est fait .

    1. Effectivement Antoine, j’avais également songé à cette histoire de droits. Cela pourrait notamment expliquer le fait que l’on tombe sur des films sans la piste audio-description dans certaines boutiques en ligne, comme celle d’Apple. Paradoxalement, c’est même le cas sur des films français qui ont été audio-décrits, je pense notamment au film Le cœur en braille ce qui, entre nous, paraît un brin antinomique !

    2. Un jour, j’ai eu la désagréable surprise en regardant un film chez un ami suisse de constater que sur son blu-ray la piste pour les DV n’était pas présente, alors qu’elle figurait bien sur le Blu-Ray du même film en France… A méditer LOL !

  4. À contre-courant des réponses précédentes, je pense que le principal écueil s’avère l’absence d’une réglementation contraignantes. Ce faisant, je m’inscris en faux par rapport à l’idée selon laquelle les pouvoirs publics feraient de leur mieux en la matière. Ensuite, d’autres facteurs doivent certainement rentrer en ligne de compte. Mais celui des moyens financiers me paraît fort de café eu égard aux profits vertigineux que cette industrie engrange.

  5. L’aspect financier est un argument avancé pour n’importe quelle problématique qu’on ne veut pas s’attacher à résoudre. Ce qui freine la propagation de l’audiodescription, c’est surtout la méconnaissance, car sur des budgets de l’ordre de millions d’euros, le coût de l’audiodescription est dérisoir, environ 6000 €. Comme dit Dune Cherville, audiodescriptrice professionnelle, c’est la petite cuillère dans le cocktail. C’est pourquoi, certaines initiatives se mettent en place pour sensibiliser le grand public et les réalisateurs à l’audiodescription, comme à Angers, où s’est déroulé un stage d’initiation dans lequel je suis intervenu en tant que relecteur. J’en parle sur mon blog :
    https://www.leclavierquibave.fr/index.php?article26/atelier-dinitiation-a-laudiodescription

  6. Bonsoir,

    Je dirais que le côté financier sera plus en lien avec la qualité de l’AD. Comme le dit JP Michael dans le podcast, les prix on diminué, on ne fait plus appel à lui, mais c’est la même chose sur la partie écriture… Aujourd’hui, on ne manque pas d’audiodescripteur, en revanche la qualité n’est pas toujours là. et de ce côté, la fermeture du service Audiovision de l’AVH a porté un coup à cette garantie de qualité. Pour la partie voix, même si aujourd’hui les synthèses sont de meilleures qualité, je préfère l’humain, l’enregistrement ce n’est pas le plus dur ni le plus long à faire, et puis, mine de rien, ça donne à manger à nos préteurs de voix, comédiens, audiodescripteurs…

    Quant aux droits d’auteur, je ne vois pas trop en quoi ce serait plus cher ? Insérer une piste AD c’est comme insérer une piste dans une autre langue, sur les DVD, elle y est quasiment toujours maintenant, en revanche sur les service en ligne… L’audiodescripteur ne sera pas payé plus cher lui si le DVD est plus vendu, en revanche il en sera sûrement vendu plus si elle est présente.

    Ce serait intéressant d’avoir l’avis d’un pro, qui connaît bien ce milieu…

  7. la raison est simple c’est un histoire de côut.
    audio décrire un film est un vrai travail de création car il nécessite une vraie personnalisation et cela a bien entendu un côut ( environ 5000€ par film en comprenant les frais de studio).
    Les sociétés de production évitant les frais « inutiles » la plupart ne trouvent pas nécessaire d’ajouter une audio description estimant que cela n’a pas « d’impact » sur leurs ventes.
    Vu qu’aucun recensement ne permet d’établir quel serait l’influence de ce public ils estiment que ce serait des fonds perdus
    Je travaille justement sur un projet visant à inverser ce phénomène en proposant une plateforme dédie principalement au public non et mal voyant qui proposera un catalogue de films audio décrits en téléchargement définitif et un espace de dialogue sur le cinéma.

  8. Bonjour ! Entièrement d’accord avec Sofiane, il faudrait une législation beaucoup plus dure à ce niveau ! Comment expliquer toutes les audiodescriptions de films et de séries dans les pays anglosaxons ? Je ne prétends pas avoir la réponse mais pourquoi en Angleterre ou aux Etats-Unis, on aurait accès à quasiment tous les films et toutes les grosses séries du moment avec une piste audiodécrite et pas en France ? Pour moi il y a de la mauvaise volonté, en plus d’un manque de sensibilisation. Mais la sensibilisation c’est très bien, mais quand ça ne fait pas bouger les choses il faut passer à des sanctions pour ceux qui discriminent une partie du public. Je pense moi aussi que l’aspect financier est une fausse excuse, au moins pour les gros groupes et diffuseurs !

    1. Pour l’aspect financier, je songeais surtout aux petites structures qui n’ont pas un budget mirobolant à la base.
      Quant aux gros groupes comme Netflix, Amazon ou Apple, je me demande quel serait le coût d’une audio-description multilingue et à quel point elle pèserait sur le budget global d’une série ou d’un film diffusé simultanément dans plusieurs pays par exemple…

  9. Bonsoir moi je peux juste dire que je ne comprends pas car j’ai acheté Lalaland en dvd qui est en audiodescription alors que j’ai acheté le dbd du film The Greatest showman qui n’est pas en audiodescription et ca me dépasse

  10. Netflix fait un effort mais, ce que je regrette beaucoup, c’est que les séries françaises, télévisées, « chérif » par exemple, qui ont été diffusées avec l’audiodescription ne le soient pas sur prime vidéo. C’est la seule plateforme, sauf erreur de ma part, qui propose le plus de séries françaises depuis quelques mois.

  11. Il y a une question d’argent et de loi c’est certain, mais pas uniquement du côté des producteurs et des réalisateurs.
    Je ne crois pas que c’est eux qu’il faut blâmer en premier.
    Car comme vous l’avez dit, sur le budget total d’une production, le coût de l’audiodescription est assez dérisoire. De leur côté, la cause la plus probable est sans doute l’ignorance plus que la finance je pense.

    En Suisse par exemple, il y a de plus en plus de contenu en audiodescription sur les chaînes nationales: des films, mais aussi parfois des séries, des documentaires, et quelques émissions hebdomadaires. ON peut d’ailleurs féliciter la RTS qui fait ce qu’elle peut avec ses moyens.
    En tant que chaîne publique elle a certes des obligations légales, mais elle fait globalement bien son travail.

    En fait d’après moi, le plus gros problème, c’est bien l’inaccessibilité des box fournies par les opérateurs.
    Sans personne voyante, impossible d’activer l’audiodescription seul car il faut se balader dans des menus qui ne sont évidemment pas vocalisés.
    Quant aux apps mobiles des chaînes ou des opérateurs, souvent elles ne proposent pas d’option pour activer l’audiodescription; ce n’est donc pas une solution non plus… (par exemple l’app TVAir de Swisscom, où « cette fonctionalité sera disponible dans une prochaine version » figure dans leur FAQ depuis 4 ans !)
    Rien que pour ces deux raisons, l’audiodescription est un échec…

    En plus de cela, les opérateurs ne diffusent pas toujours l’audiodescription sur toutes les chaînes.
    J’ai pu voir quelques films audiodécrits sur M6 et TF1, mais le plus souvent ça ne fonctionne pas car l’opérateur n’inclut tout simplement pas le canal audio pourtant normalement disponible.
    Officiellement ils prétendent que c’est pour une raison de débit réseau et/ou de demande insuffisants, mais officieusement je suis persuadé que c’est uniquement une obscure question de droits de rediffusion dont on ne connaîtra jamais les véritables tenants et aboutissants.

    De l’autre côté il faut mettre la pression pour que les diffuseurs de VOD genre netflix soient contraints d’ajouter plus souvent l’audiodescription. Genre au moins 5% de tout le contenu disponible en français devrait être audiodécrit en français.
    Si j’ai bien compris, il y a déjà une réglementation du style, mais ils ne sont contraints que dans la langue originale du contenu; et comme l’écrasante majorité des contenus sont en anglais, ils n’ont pas ou très peu d’obligations sur les séries doublées.

    Donc, tapons sur les opérateurs et les diffuseurs !

  12. Bonsoir,

    Concernant la diffusion, ce qui serait intéressant c’est d’avoir une entité qui centralise tout. Une loi qui oblige tout diffuseur quel qu’il soit à inclure la piste AD si celle-ci est disponible, qu’on ne se pose même plus de question…

    Pour Netflix, il y a aussi du contenu non produit par eux en AD, l’exemple du film donné par Kevin, il est présent avec l’AD sur Netflix par exemple.

    Concernant les anciens film où l’AD aurait été faite après la 1ère sortie, à la limite, mais quand celle-ci existe dès le début, je ne comprends pas pourquoi même sur iTunes, elle n’est pas systématiquement présente.

    Par contre, si par exemple sur Amazon, vous achetez un DVD où l’AD est présente et lorsque vous le recevez, elle n’y est pas, vous pouvez faire réclamation auprès d’Amazon, et ils vous renvoient la version avec, je l’ai déjà fait. Et vous ne payé même pas le renvoie de votre 1ère version.

    Concernant la production, je n’ai pas encore eu connaissance de refus, par contre selon le film, série, documentaire, livre ou autre, c’est plus ou moins facile à faire. Je sais que pour faire une bonne AD, il faut maîtriser la langue française, alors si on devait traduire une AD étrangère, il faut être capable à la fois de traduire correctement, mais aussi de modifier parce qu’une phrase en anglais ou en français, ça ne fait pas forcément la même longueur. Mais vous pensez qu’il faudrait tout refaire ? Certains ont déjà regardé une version anglaise avec AD en anglais ? Ca donne quoi niveau qualité ? je suis curieuse !

  13. Les difficultés sont multiples. Mais comme Sarah, je pense avant tout que les moyens de diffusions de l’AD sont à revoir. D’abord, il me semble que les systèmes dédiés utilisés dans les cinémas type Fidelio, Sonny, Twavox et consorts, idem pour les canaux auxiliaires utilisés par les chaînes de télévisions, sont soit difficiles à régler pour l’utilisateur, soit fonctionnent parfois mal. Ceci ajouté au fait que les AD sont produites à différents niveaux de la chronologie des médias. En conséquence de tout ceci, je pense comme Sarah qu’il faut que les AD soient mises à disposition sur un serveur sollicitable par une application type GretaéStark ou Canaux Discrets, et par les diffuseurs. Comme toutes les inventions dédiées à une minorité, pour que l’AD soit plus répandue, il faut que la technologie qu’elle utilise serve àtous, cf. les télécommandes, les synthèses vocales, les planchers surbaissés des transports en commun etc. Or des applis comme Greta, peuvent en outre permettre de proposer d’autres contenus additionnels comme une version audio doublée différente de celle diffusée. On pourrait imaginer un cinéma qui diffuse le son sans les dialogues, et le spectateurs choisissant la langue des dialogues dans ses écouteurs. En visionnage privé, ce système a pour avantage que la personne déficiente visuelle peut écouter son AD sans que ses proches l’entendent. Mais pour que cela soit efficace, à mon humble avis d’utopiste, il faut que ceci soit un service public unique, au niveau européen, et non que cela soit confié à des sociétés privées. Enfin, un des écueils de Greta, c’est la mise à disposition seulement pendant 3 ans : il faut une disponibilité permanente. Mon commentaire est mal structuré, ces idées mériteraient d’être réorganisées dans un texte plus mûrement réfléchi et rédigé. Si un certain nombre de ceux qui les liront pensent qu’elles sont intéressantes, je veux bien y passer un peu plus de temps, en collaboration pourquoi pas, si d’autres veulent se joindre à moi, pour rédigé une sorte de manifeste faisant un état des lieux et des propositions.

    1. Pour le coup, un des gros soucis de Greta à mon avis, c’est la mise à disposition des audiodescriptions en général. Cela fait six mois au moins que l’on n’a rien eu de nouveau (en France en tout cas) à part deux ou trois films français dont je n’ai, pour la plupart, jamais entendu parler ailleurs… Le partenariat qu’ils avaient avec Disney semble être tombé à l’eau. Au-delà d’un souci de diffusion centralisée, je pense que le problème à régler va être celui des droits, car à mon avis c’est ça qui finit toujours par bloquer les initiatives de type Greta. Et on en revient encore à la loi, il va falloir obliger les studios à lâcher les audiodescriptions en leur possession et à les rendre disponibles à tous !

    2. Tout à fait d’accord, Julien. Greta en l’état n’est pas satisfaisant sur le plan du catalogue, et c’est un Euphémisme. En Allemagne, son pays d’origine, l’offre est beaucoup plus importante, mais peut-être que le parc de salles était moins équipé, je n’en sait rien. Le modèle économique que propose cette société modifie la chaîne de financement de la diffusion de l’AD. Ce sont les distributeurs qui doivent payer, si cela n’a pas changé, 1500 euros, pour la mise en place et le maintien sur les serveurs de chaque AD pendant 3 ans. Je pense que ce devrait être un organisme public qui devrait collecter les AD sur des serveurs et les conserver. Et aussi d’accord avec toi pour qu’il y ait une obligation de mise à disposition des AD sur ces serveurs dédiés. Concernant les droits, comparativement aux questions juridiques bien plus complexes que les médias et le cinéma ont à gérer au quotidien, cela n’est pas compliqué, pour autant qu’une volonté politique s’impose.

      1. Ah d’accord, je ne savais pas du tout que c’étaient les distributeurs qui payaient pour apparaître dans Greta. Ca explique pas mal de choses…

  14. bonjour a toutes et tous,

    si vous possédez un apple TV, ipad, ou iphone, on peut activer l’audio description qui est disponible avec certaines applications comme Mycanal par exemple. l’audio description se fais automatiquement a partir du moment ou le programme, film ou série le propose. TF1 F2, et dautres chaine comme canalplus le mette en pratique et tan mieux. il est vrai malheureusement, qu’il n’y a pas beaucoup de programmes en AD. de plus sur les plates-formes comme Apple, des contenus sont en AD mais disponible qu’en anglais. Effectivement c’est regrétable qu’en france, l’audio description ne devienne pas obligatoire comme pour le sous-titrage pour les mal et non-entendants.
    Et il est vrai que sur les boxs opérateur, c’est la galère pour mettre en fonction l’Audio Description, et une fois qu’elle est active, c’est le bazar pour le désactiver. Il y a beaucoup de choses a mettre en place, mais j’ai l’impression que les pouvoir public sans fiche. de plus, ce n’est pas une priorité pour le cinéma ou TV car çà ne rapporte pas d’argent. et comme disait l’autre, les acteur ou comédiens français ne sont pas intéressés car justement, çà ne leur rapporte pas grand chose au niveau financier. je pense que dans quelques années on résoudra ce problème avec les synthèses vocales et l’IA.

  15. pour ma part, je ne pense pas qu’une entreprise qui ne prend pas soin des handicapés cours irrémédiablement à sa perte, nous somme minoritaire, je pense plus tôt que c’est à moi de m’adapté au monde et pas le contraire, et pour avoir posé la question à quelqu’un du milieu, c’est, quant ça n’ai pas bénévole, souvent pour ne pas dire toujours un problème de droits de diffusion trop onéreux.

  16. Pour changer un peu de sujet, j’aimerais réagir à cette phrase:

    > Si le problème est d’ordre financier, les synthèses vocales qui tendent à être de plus en plus semblables aux voix humaines ne pourraient-elles pas y remédier ?

    JE ne pense pas qu’on puisse faire de l’AD de bonne qualité avec une synthèse vocale, ou en tout cas pas à beaucoup moins cher; mais pas à cause de la synthèse proprement dite.

    Premièrement il y a la question du texte. Malgré les énormes progrès dans l’IA pour décrire automatiquement une photos, on est encore loin de pouvoir décrire une séquence vidéo, et encore plus loin d’adapter le vocabulaire et les tournures de phrase d’un texte généré en fonction du contexte et de l’ambiance générale du film.
    Évidemment on ne décrit pas de la même manière un film d’action ou un film plus romantique… et il y a la question de la reconnaissance des personnages qui en plus est dynamique (on décrit généralement la forme physique du personnage à sa première apparition, et plus tard dans le film on apprend son nom ou sa race, qu’il faut alors utiliser à la place de la description physique; dans les franchises très connues ou dans les saisons après la 1 des séries on ne décrit même plus le personnage à sa première apparition car ce n’est plus nécessaire; etc.)
    Ca fait beaucoup de subtilités que l’IA ne maitrise encore pas.
    Du coup, c’est quand même des humains qui doivent écrire le texte de l’AD.

    Par ailleurs on a aussi le timing: il faut placer l’AD dans des séquences mortes (sans dialogue), et éviter tant que possible l’AD avant action (i.e. le fait que l’AD dise « il ouvre la porte » puis l’action n’a lieu qu’après l’AD dans le film)
    Pas sûr que l’IA sache le faire automatiquement de façon optimum.

    Enfin, il y a évidemment le ton des lecteurs d’AD qui peut contribuer (ou pas) à une bonne immersion dans le film. Je pense que les synthèses vocales seraient globalement décriées, quand on pense au débat sans fin synthèse vs. voix humaine qu’on a déjà rien que dans les livres.

    1. avec l’app Edencast, je ne parviens pas à comprendre le commentaire de Quentin. Ça me donne un truc du genre : « j’aimerais réagir à cette phrase : pbrppbrpp » 🙂

  17. Avoir l’audio description dans les japanimations c’est le rêve pour moi… et pourtant la plupart des œuvres que propose l’industrie de la japanimation que se soit blu-ray ou streaming dans des plateformes comme netflix ils sont toujours accompagnés de l’audio description en VO, il reste aux éditeurs qu’à faire la traduction, à ce train là je me vois obliger d’apprendre la langue japonaise pour espérer enfin profiter de sa passion de la meilleure façon qui soit , au fait Kevin … y a-t-il une possibilité de vocaliser les sous-titres dans VLC sur iPhone ? Je possède des programmes numérisés avec des sous-titres libres pas incrustés, donc j’aimerais en profiter comme j’avais l’habitude avec netflix, merci 😄

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