Sondage : Amour et handicap visuel

Salut les amis,

Pour certains déficients visuels, il est inconcevable d’envisager de vivre en couple avec une personne ayant le même handicap. Cette dichotomie peut parfois s’expliquer par un conditionnement de l’environnement familial chargé de préjugés et de tout un tas de clichés plus ou moins saugrenus. Pour autant, il y a également beaucoup de personnes aveugles et mal-voyantes qui, après avoir expérimenté la vie de couple avec une personne voyante, n’hésitent plus à affirmer qu’en réalité, il est bien plus agréable de vivre avec une personne pour laquelle notre handicap n’a aucun secret puisqu’elle est directement concernée.

Certes, l’on pourrait objecter à tout ces gens que la seule chose qui compte c’est l’amour que l’on éprouve l’un pour l’autre, mais est-ce suffisant au final ?

C’est justement la question du nouveau sondage que j’ai le plaisir de vous proposer en ce mois de juin ! Un sondage auquel vous pouvez tout simplement participer en nous faisant part de votre avis et votre expérience, via le fil des commentaires de cette publication. ?

30 réflexions sur « Sondage : Amour et handicap visuel »

  1. Après avoir eu plusieurs expériences avec une personne ayant aucun handicap qui s’est révélé désastreux, je me sens beaucoup mieux en couple avec une personne qui a le même handicap que moi. Qui peut mieux comprendre l’handicap qu’une personne étant confrontés également au même handicap !

  2. Que l’autre soit dans la même situation que nous ne change au final pas grand chose. Ce qui fera la différence est sa capacité à oublier le handicap quand c’est nécessaire et à le prendre en compte lorsqu.il le faut. Si le handicap/la différence est le facteur autour duquel se centre la relation alors celle-ci court de grands risques de se terminer par un échec amer. La situation de handicap est un facteur important de la relation mais il n’est pas pour moi le facteur central, ou du moins, il ne l’est pas pour moi. 🙂

  3. Moi je pense que les différences sont une force. Ainsi, handicap ou pas, là n’est pas la question. La question c’est l’amour, c’est le regard sans mauvais jeu de mots que l’on portera là sur l’autre. Moi j’ai eu de relation, une avec un non-voyant, et l’autre actuel avec un voyant. Il comprend parfaitement mon handicap, chacun ses difficultés dans la vie. L’essentiel c’est de communiquer.

  4. Il existe également le cas où le couple formé concerne deux personnes en situation de handicap, mais ayant des déficiences différentes. Cette publication met en avant la dichotomie « couple de déficients visuels » vs « couple d’un valide et d’un DV », mais que pensez-vous des avantages et inconvénients à vivre avec une personne ayant un handicap différent du nôtre ? 🙂

  5. Un jour, je discutais avec quelqu’un de ma famille qui me demandait si j’avais une petite amie. Lorsque je lui ai dit qu’il s’agit d’une femme non-voyante et que je voulais vivre avec elle, il a balayé cette idée d’un revers de main… Comme si cela était juste impensable, ou quelque chose d’horrible… Eh oui, certains clichés sont difficiles à éradiquer. 😉

  6. Je pense que çà dépend de la qualité de la personne que tu rencontres. Je vis avec une voyante depuis 35 ans et elle comprend très bien. La difficulté est de trouver une personne qui accepte la situation.

  7. Bonjour à tous,
    Tout d’abord, je voudrais signaler que je suis un lecteur et un auditeur d’Edencast depuis quelques années. Je ne me suis jamais manifesté.
    Je profite donc de l’occasion pour le faire.
    Le sujet m’a bien évidemment interpellé. Comme vous tous, je suis également non-voyant. J’ai eu l’occasion de vivre les deux possibilités de relations proposées par Kevin. C’est à dire que j’ai vécu avec une personne non-voyante et une personne voyante.
    Et, je dois bien avouer que je ne peux répondre au sondage sans nuancer un peu mon choix.

    Vivre avec un non-voyant est un peu plus confortable. Les manières de fonctionner au quotidien sont assez proches. Les contraintes de vie sont similaires. Malgré tout, il ne faut pas oublier qu’il subsiste des personnalités différentes. Ces personnalités ne demande qu’à s’exprimer et pas toujours dans le sens qui nous convient. Flûte !

    Maintenant, vivre avec un voyant peut paraitre plus compliquer car sont potentiel d’autonomie et d’accès à la vie sociale lui est plus simple. La relation nous demande parfois de nous remettre en question. Mais en fin de compte ce n’est pas plus compliqué que le cas précédent.
    Finalement, dans un cas ou dans l’autre, il faut trouver quelqu’un qui a envie de partager un peu de vie commune. Et c’est peut être le plus difficile.

    Pour terminer, il nous reste nous les non-voyant un bel outil qui nous rend très sociable. C’est l’écoute et la parole. Pourquoi pas l’utiliser pour résoudre les difficultés précédentes si elle sont acceptables.

    A bientôt, Marc

  8. Bonjour à tous pour ma part moi ayant vu auparavant je suis plus Alezes avec les personnes voyantes et ça me donne plus envie d’aller de lavant et j’ai complètement accepté ce que je suis ps: L’amour se résume pas que entre un homme et une femme, je dis ça juste par rapport aux symboles qui il y a à la fin de l’article rédigé par kevin cordialement

  9. Bonjour,
    J’ai eu l’occasion de tester les 2 situation. J’ai d’abord été en couple avec un malvoyant et suis maintenant avec quelqu’un qui vois parfaitement. Je pense qu’avant même le handicap, c’et la capacité des 2 personnes à vivre ensemble, à s’écouter, à dialoguer et à dépasser les obstacles qui prime. La relation avec une personne ayant une déficience visuel était peut-être un peu plus simple niveau compréhension, car même si il voyait un peu et moi pas du tout, on arrivait mieux à ce mettre à la place de l’autre pour le comprendre que quelqu’un qui n’a jamais connu le handicap. Mais pour autant le handicap ne m’empêche pas de vivre pleinnement ma relation avec mon compagnon voyant, même si parfois il ne se rend pas toujours compte des difficultés que je rencontre au quotidien, je sais qu’il fait des efforts et qu’il écoute ce que je lui dis, et de mon côté je fais tout pour être la plus active possible dans le foyer et pour m’adapter à lui.

  10. D’accord avec certains autres commentateurs, l’important est l’amour ressentit, pas l’handicap.
    Enfin, après, j’aurai sûrement un meilleur point de vue quand j’aurai déjà une relation 🙂

  11. Bonjour à toutes et à toutes,
    J’ai connu les deux situations, mais lorsque lon aime, on est aveugle et les questions viennent après.Mon amie et moi sommes non-voyants, nous vivons très heureux et je n’imagine rien qui puisse être mieux.

  12. Bonjour, j’aime beaucoup vos publications et je suis du Québec. J’ai aussi eu la chance d’expérimenter les deux situations. Cependant, j’avais Seulement 17 ans quand j’ai eu ma relation avec mon conjoint voyant, qui pour sa part, avait 25 ans. Je ne crois pas qu’à sept age, j’étais prête à accepter son niveau d’autonomie, par exemple la conduite d’une automobile. Je me sentais rabaisser par rapport à lui. Je sais, c’est un peu ridicule, mais c’est ainsi que je me sentais. Je crois qu’aujourd’hui, j’aurais davantage confiance en moi pour sortir avec une personne voyante. Mon conjoint actuel, le père de mon fils, est handicapé visuel également, mais à un très bon résidu visuelle, environ 50 %. Je crois que l’important, même si c’est super cliché, c’est l’amour entre deux personnes. La chose qui m’horripile, c’est quand, par exemple, un client me demande si j’ai un amoureux. La question qui suit invariablement est : est-ce qu’il est aveugle comme toi? Merde! Comme si tous les blonds devais sortir avec des blondes.

  13. Bonjour à tous,
    Voilà, 35 ans de vie commune avec une voyante. Je suis passé de voyant à mal voyant et aveugle pour finir. Elle a traversé avec moi les 10 ans de calvaire précédant l’acceptation de l’infirmité.
    Si l’amour n’avait pas été solide, tout aurait volé en éclat. Nous sommes un couple amoureux pas juste une association pour le meilleur ou le pire…
    Je vous souhaite la même chose.

  14. Très bon thème, trop rarement abordé de front.
    Personnellement j’ai déjà vécu les deux situations et je suis actuellement avec quelqu’un de valide, pas par choix particulier, parce que ça nous a plu comme ça. De mon expérience et de celles que j’ai pu observer autour, on trouve de toutes les situations, avec des résultats variés, alors les généralisations de toutes sortes, OSEF. Donc pour moi c’est une question au fond plus large que le handicap.
    Si on a des exigences techniques diverses avec les gens (carnet de santé, origine, mensurations, niveau social ou autres), ça n’est pas interdit après tout, mais qu’on ne se plaigne pas de subir la même chose. En revanche, je conçois qu’il puisse être difficile d’accepter ces belles paroles tous les jours, surtout juste après une mauvaise expérience. Pourtant je persiste.

  15. bonjour,
    me concernant vivre avec quelqu’un qui a le même handicap que moi c’est plus confortable, on partage les même contraintes comme l’a signaler plusieurs intervenants, malgré quand j’étais jeune je me voyais toujours avec un voyant médecin ou ingénieur! lol! mais avec l’âge on s’assagit et on réfléchit mieux.

  16. Bonjour,
    Eh bien, pour ma part, j’ai également connu les 2 situations. J’ai été mariée à un homme non-voyant, un Américain et j’ai vécu 5 ans avec lui aux US. Il est évident que l’on se comprenait très bien et que on pouvait se comprendre et mieux apprécier certaines situations compliquées inhérentes au handicap. La relation s’est terminée malheureusement et je suis revenue en France.
    Aujourd’hui, je vis une relation avec un homme valide qui n’a jamais cottoyé le handicap de près. Nous sommes très heureux ensemble, même si, je l’avoue, il est un peu trop protecteur à mon égard, chose à laquelle je ne suis pas du tout habituée. Cela dit, je sais qu’il a beaucoup appris quant à la « manière de faire » avec une personne déficiente visuel. Il m’apporte énormément et je sais que c’est réciproque.
    De mon point de vue, je pense qu’il ne faut pas rester fixé sur l’une ou l’autre des possibilités, l’important est de trouver chaussure à son pied si je puis dire. Pour moi, les sentiments que l’on éprouve l’un pour l’autre est primordial, le reste est secondaire.
    Lynda, Canelle & Hélios

  17. Bonjour tous,

    D’abord, je dois dire que malgré le fait que je travaille dans le milieu de la réadaptation en déficience visuelle, ma vie m’a toujours encouragée à côtoyer des personnes voyantes. Je uis allée à l’école régulière et mes loisirs m’ont menés à côtoyer des personnes valides en majorité. Cela m’a donc poussée à plus souvent avoir des relations avec des gens valides.

    En toute sincérité, je crois que je vois quelques avantages àvivre avec une personne valide, ne serait-ce que pour la facilité de déplacements. Personnellement, quand j’ai besoin d’aide, je préfère demander à des proches qui me connaissent et qui sont au courant du type d’aide dont j’ai besoin. J’apprécie, par exemple, aller faire mes courses avec mon conjoint. J’ai comme toujours un malaise à demander à un étranger de me lire les étiquettes en détails et les modes d’emploi sur les boîtes par exemple. Je préfère demander à mon conjoint ou à un proche si je peux. C’est psychologique peut-être, mais je ne me sens pas dépendante quand je peux demander à quelqu’un qui me connaît. On discute, les gens en générl savent ce que je recherche.

    C’est aussi plus facile d’aller dans des endroits peu familiers avec un conjoint voyant. Il peut m’aider à découvrir les lieux et ensuite, je suis autonome pour le refaire de façon indépendante.

    Après, au point de vue relaionel, la complicité n’a pas de hadicap. Je ne suis jamais sentie moins comprise par mes partenaires et je n’ai jamais eu l’impression qu’eux ne se sentaient pas compris par moi.

    J’ai déjà eu une discussion sur le sujet avec mon conjoint, car évidemment, quand quelqu’un dit: « ma conjointe est aveugle », généralement, ça suscite la curiosité alentour. Pour lui, le handicap n’a jamais été un sujet d’importance. C’était un détail qui façonnait ma personnalité au même titre que mes yeux bleus ou mon nez retroussé par exemple. Il n’a jamais été plus protecteur envers moi qu’envers n’importe qui d’autre. Il se dit que si j’ai besoin d’aide, je vais le demander, c’est tout.

    Finalement, autant lui que moi, nous avons nos difficultés et nous savons nous apporter le soutient nécessaire à ce que la relation fonctionne.

  18. Bonjour à tous, pour ma part je suis non-voyantes, et vie avec une personne valide, parfois cela peut être difficile, parce qu’il ne comprend pas forcément mais obstacles, ou mes appréhensions… Mais sinon à part cela, nous nous entendons très bien, et nous passons de très bons moments tous les deux

  19. Bonjour à tous. Étant AG de 52 ans. Et malvoyants. Habitants dans une petite ville. Je trouve que l’handicap visuel n’est pas facile pour faire des rencontres.

  20. Il est beaucoup plus facile pour les hommes handicapés de trouver une compagne ou une femme valide que les femmes handicapées de trouver un homme valide.
    En effet, pour avoir vécu les deux situations, sachez que chacune d’entre elle a ses avantages et ses inconvénients. Ainsi, j’ai eu beaucoup de copines non-voyante, étant moi-même non-voyant et vivant depuis 2006 avec une personne voyante, et dans le passé avec des personnes non ou malvoyantes, J’avoue qu’on est mieux compris que par celui ou celle avec qui on vit les mêmes réalité, avec qui on éprouve les mêmes difficultés,… mais il est important de souligner que quand on est handicapé, on a toujours besoin d’une personne valide à ses côtés.

  21. Bonjour à tous, tout d’abord c’est la première fois que je m’exprime par commentaire sur un sujet, un sujet tellement intéressant où il y a plein de choses à dire et où il peut y avoir plein d’avis différent
    Moi j’ai eu l’expérience avec les deux, non-voyants et valide. Je dois dire que pour moi les deux expériences était différente, bien sûr avant tout il y À l’amour, le partage, et pour moi je dois dire que je n’ai pas partager les mêmes choses avec mon copain non-voyants et mon copain voyant. C’était complètement différent, non pas que avec quelqu’un de non-voyant on peut rien faire, mais je trouve que c’est limité par rapport à quelqu’un de voyant. Je me suis senti plus a l’aise avec quelqu’un de voyant pour moi même si l’amour, la tendresse n’a rien à voir, dans tous les cas, je me suis senti plus libre voilà. J’espère que je ne vous aurais pas trop choqué avec ma réponse mais il est vrai Quand même que d’être avec quelqu’un de non-voyants peut être sécurisant pour certaines choses, d’une part pour la compréhension du handicap, partager les mêmes soucis par rapport aux difficultés que l’on peut avoir, et aussi partager des solutions par rapport au handicap.

  22. bonjours, je suis non-voyante et ai fréquenté il y a quelques années un voyant. Il m’a de suite acceptée avec mon handicap et me comprenait très bien.

    1. Bonjour Marie ;
      Personnellement, je ne vis avec personne et mes souvenirs m’arrachent le cœur. Je viens d’avoir un contact avec une femme aveugle et seule, mais je suis tombé sur quelqu’un qui manifestement et sans méchanceté aucune, ne pouvait que l’être. La pauvre chérie, est physiquement un canon indéniable, mais , est aussi bloquée que le permafrost Sibérien. J’en suis quelque peu tourneboulé car, je me serais bien enfoui dans sa beauté.
      Moi je viens du sport à outrance et si maintenant de suis aveugle, j’ai été heureux en amour, les femmes ne m’ayant que très peu refusé. Hélas, depuis neuf ans, c’est le Sahara. J’ai même pris l’avion pour caresser des beauté callipyges, mais en dehors de la pure esthétique, et autres habitudes tribales, j’en suis revenu seul. Las!
      Bon je m’ouvre à toi mais n’y vois rien de personnel, sauf peut-être ton nom composé, qui me pousse à penser que tu a l’esprit ample.
      Voilà, quelques mots cependant me plairaient.
      fly sassé

      1. Bonjours Fly cassé. Je vis seule depuis plus de 10 ans et je suis tres heureuse. Je n accorde pas d importance au physique d une personne car pour moi, la beauté intérieure compte beaucoup plus. Voila…

  23. Bonjour à toutes et à tous,
    Je suis Joachim alias Tintin57 et je vais bientôt fêter mes 34 ans,
    Je trouve que, à l’occasion des beaux jours, et même quele que soit la météo, ce sondage est une excellente idée,
    Pour ma part, habitant encore chez mes parents et m’apprêtant à recevoir un deuxième chien-guide, prochainement, je n’ai malheureusement encore jamais eu d’expérience(s) amoureuse(s) ni sentimentale(s),
    En revanche, je rêve d’en avoir au moins une dans ma vie et je rêve aussi d’avoir des enfants,
    Si je pouvais choisir, je préfèrerais trouver l’amour avec une jolie jeune-femme voyante, parce que quandon est aveugle comme moi, je trouve que tout est infiniment plus compliqué,
    En revanche, si je trouve l’amour avec une jolie jeune-femme aveugle ou malvoyante, cela pourrait être aussi bien, du moment que je trouve l’amour,
    Pensez-vous qu’il serait possible de créer une publication, un fil au sujet de la vie amoureuse et sentimentale des aveugles sur ce podcast, avec, par exemple des conseils et autres,
    Merci pour votre réponse,
    Amicalement,
    Joachim alias Tintin57

  24. Bonjour ! Malvoyant de naissance, j’ai vécu 20 ans avec une femme voyante, au début tout est accepté sans problèmes mais avec le temps ce qui était une différence est devenu petit à petit un poids; bref, quand j’ai perdu totalement la vue, tout s’est écroulé. Bref, seul à 50 balais, je me pose encore aujourd’hui cette question de savoir ce qui est le mieux : les avantages manifestes de facilité à vivre avec une personne voyante ou les avantage de vivre avec une personne qui comprend la différence puisqu’elle vit en partie la même chose. J’avoue que j’aimerais connaître cette situation de vivre avec une personne ayant le même « problème » mais bon, faut-il encore la rencontrer ! lol

  25. Bonjour,

    Vous savez qu’il existe des sites de rencontres ? Me semble que certains sont accessibles vu que j’en connais qui les ont utilisé, et sont non-voyants.

    Je rajouterai juste à ce qui a été dit, que dans n’importe quel cas, lorsque l’on parle de déplacements, mais aussi d’autonomie au quotidien (dans son foyer notamment) il est important d’être autonome. Se dire qu’avec un voyant c’est plus simple, c’est une erreur, s’il doit tout faire, il devient votre assistant, y a l’ACTP ou PCH pour ça, et idem d’ailleurs si vous êtes avec un mal ou non-voyant, c’est lourd de devoir faire à la place de l’autre et même si les sentiments sont là. Après, il est certains que pour tout ce qui est voyage, vacances, week-end effectivement avec une personne voyante, c’est plus simple. Mais pour citer l’exemple des courses, ça peut aussi faire plaisir à votre mari voyant (ou femme) de ne pas devoir se taper les courses tous les week-end parce que vous refusez de les faire avec votre auxiliaire de vie alors que vous en avez l’opportunité, il a le droit aussi de vouloir un week-end tranquille non ? Enfin, dans couple, il y a aussi l’éventualité d’avoir des enfants, et parfois ça fait peur, même à des non-voyants qui pourtant connaissent le handicap alors que vous aurez des hommes voyants qui n’auront pas spécialement plus peur que ça du fait que la maman soit non-voyante. Je pense qu’il s’agit beaucoup du caractère des gens au niveau compréhensif.

    Pour trouver un équilibre, il faut avoir dans son entourage des personne mal ou non-voyantes et des personnes valides.

  26. Bonsoir,

    Merci à toutes et à tous pour ces points de vue intéressants ! Je pense qu’avec autant de profiles, on a plutôt un bon aperçu des différentes situations, bien qu’il ne faille pas omettre la part non-négligeable de subjectivité qui les caractérise inévitablement !

    Pour rebondir sur le message de Sarah, il faut tout de même garder à l’esprit que beaucoup de personnes valides (et surtout les femmes) ont du mal à accepter la présence des auxiliaires de vie au sein du couple. Au début c’est généralement le cas, mais dans de nombreuses situations elles finissent par progressivement les marginaliser (quand ce n’est pas pour s’en débarrasser) parce que pour elle, ces personnes constituent un obstacle dans leur relation avec leur homme. C’est d’autant plus dommageable que par la suite elles sont justement susceptibles de se plaindre d’être exploitées dans ce cadre. Bref, la schizophrénie dans toute sa splendeur.

    Quant aux hommes valides, il y a également beaucoup de femmes aveugles et mal-voyantes qui se plaignent d’être systématiquement rabaissée, sur-protégée et diminuée dans leur rôle de maman… Sans parler de la vision de la belle-famille qui en rajoute souvent une couche ce qui dégrade considérablement l’état psychologique de la femme déficiente visuelle. Et d’après certaines de ces femmes, c’est justement en étant avec une personne ayant le même handicap visuel qu’elles ont pu retrouver leur joie de vivre. Bien évidemment il convient de nuancer ces avis, mais il y a probablement une certaine part de vérité dans tout ça.

    1. Bonsoir,

      je suis tout à fait d’accord avec toi Kevin, ce qui montre bien qu’il y a une multitude de situations. Oui c’est subjectif, mais un sondage par nature c’est subjectif non ? 😉

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