Avec iOS 26 et ses déclinaisons sur iPad, Mac, Apple Watch et Apple TV, Apple introduit Liquid Glass. Derrière ce nom poétique se cache un langage visuel inédit, qui mêle transparence, lumière et fluidité pour donner à l’interface une apparence presque vivante.
Qu’est-ce que Liquid Glass ?
Inspirée du verre, cette matière numérique joue sur la transparence et les reflets. Boutons, barres de navigation et panneaux laissent entrevoir l’arrière-plan, mais toujours de manière adoucie, comme si plusieurs couches visuelles se superposaient en profondeur.
Une esthétique mouvante
Liquid Glass ne se limite pas à filtrer l’image : il accompagne nos gestes. Les éléments s’animent, se rétractent ou se dilatent en suivant le défilement ou l’ouverture d’un panneau, donnant l’impression d’une interface souple, aux contours arrondis et flottants.
Entre élégance et lisibilité
Cet écrin visuel apporte une réelle finesse, mais peut aussi brouiller certains repères, en particulier pour les personnes malvoyantes. Apple a prévu des correctifs dans Accessibilité > Affichage et taille du texte : réduction de la transparence, augmentation du contraste ou accentuation du texte. S’ajoute désormais le Lecteur d’accessibilité, qui permet de lire ou d’écouter le contenu textuel de n’importe quelle app en plein écran, avec des polices, des mises en page et des couleurs personnalisables. Autant d’outils pensés pour améliorer le confort de lecture.
Et pour nous, utilisateurs aveugles ?
Rien ne change, et c’est tant mieux. VoiceOver conserve la même stabilité qu’auparavant : la navigation, les annonces et les interactions demeurent identiques à celles d’iOS 18 ou des versions antérieures. Liquid Glass reste ainsi une affaire d’esthétique visuelle, sans interférer avec l’expérience tactile et vocale que nous connaissons déjà.
Liquid Glass illustre bien ce paradoxe propre à Apple : transformer l’interface en un objet de contemplation pour les yeux, tout en préservant, pour nous qui n’y voyons pas, la solidité d’une expérience sans faille.
Chloé
