Le braille à l’aune du Logiciel Libre

En dépit de son triste déclin, sur Edencast nous persistons à penser que le braille constitue sans aucun doute une composante essentielle à une véritable insertion sociale et professionnelle, sans parler de l’autonomie qu’il procure quotidiennement à ceux qui le maîtrisent. C’est pourquoi nous avons choisi de lui consacrer un épisode, au sein de notre série Logiciel Libre et accessibilité.

Ainsi, nous passerons en revue les solutions qui s’offrent à nous pour pleinement profiter du braille sous Windows et Linux, après quoi nous évoquerons les différentes méthodes de connexion disponibles à notre époque.

5 réflexions au sujet de « Le braille à l’aune du Logiciel Libre »

  1. Très belle initiative que ce podcast à l’heure où nous devons absolument redonner au braille ses lettres de noblesse. Les Américains l’ont bien compris, notamment lors du dernier congrès de Boston précisément consacré à ce mode d’écriture. Il faut prendre conscience de l’utilisation non raisonnée de l’audio qui, au demeurant, s’avère indispensable.

  2. Merci Jean-Philipe pour toutes ces informations au sujet du braille dans l’univers du Libre.
    Très bonne nouvelle ces évolutions pour NVDA : Je vais vraiment commencer à le considérer comme une alternative crédible à Jaws, pour répondre à mes besoins personnels.
    Peux-tu nous dire comment ce lecteur d’écran se débrouille avec l’abrégé français avant tout pour la lecture, et éventuellement pour la saisie ?

    1. Bonjour,

      NVDA gère très bien le braille abrégé. Dans les options braille, il suffit de choisir sa table: français informatique unifié pour l’intégral, français abrégé pour l’abrégé. A tester selon l’afficheur et notamment via brltty, mais pour les afficheurs directement pris en charge, cela fonctionne plutôt bien. Vu que brltty gère, sous GNU/linux, le braille abrégé, je ne doute pas qu’il le gère aussi sous Windows avec NVDA.

      Pour la saisie je n’ai pas pu tester. Il faut savoir que cette fonction est tout de même récente et donc peut-être incomplète. Je ne pense pas qu’elle fonctionne en abrégé. Mais c’est vrai dans tout l’univers libre: la saisie en braille abrégé ne marche pas. Il faudrait un convertisseur, mais cela n’existe pas en libre à ma connaissance.

      A bientôt et merci de vos commentaires. Le prochain podcast arrive bientôt

      Cordialement,

  3. Bonjour,

    Bonne initiative que de parler d’un tel sujet.
    Etant programmeur informatique, je souhaiterais savoir si les plages brailles sont capables de rendre certains programmes accessibles alors qu’ils ne le sont pas avec les synthèses vocales telle que VoiceOver par exemple.
    Les éditeurs de texte de code source tels que netbeans, eclipse et surtout emacs ne sont pas vraiment accessibles avec les synthèses vocales.
    Avant d’investir dans une plage braille, je souhaiterais donc savoir si emacs est accessible par exemple, cela est très important pour ma réussite en école d’ingénieur.

    Merci par avance de votre réponse.

    1. Bonjour,

      Pour rester précis, la plage braille n’est qu’un vecteur de sortie pour le lecteur d’écran. Ce qu’il sort en braille, c’est le fruit de son analyse. Il sortirait la même chose en synthèse vocale car il n’est qu’une autre sortie pour le lecteur d’écran.

      Pour votre question proprement dite, je dirais que tout dépend de l’environnement. Emacs en braille est plus accessible qu’en vocal, car étant en mode texte, le braille fait parfaitement apparaître l’indentation, les espacements, les retraits, etc. Par ailleurs, le braille offre une vision des environnements semi-graphiques, basés sur ncurses, de bien meilleure qualité que le vocal.

      Tout cela renvoie après à une idée assez simple: le braille offre, en console, une accessibilité plus facile que le vocal. Emacs étant en console, il passera mieux en braille qu’en vocal (à nuancer par le fait que speech-el donne un bon accès vocal). En console, brltty est le seul et unique lecteur d’écran entre l’afficheur et le système, donc son travail est simple et il le fait bien.

      En interface graphique, le braille peut faciliter certaines choses, mais pas transformer ce que fait Orca. Mais il est vrai que simuler un clic (routincs curseur), ou bien déplacer la révision globale, est plus simple et parfois plus opérant qu’en synthèse vocale.

      Je conclurais par mon sentiment personnel: Linux est un plaisir absolu en braille, qui est bien moins probématique que la synthèse vocale. La synthèse marche bien, mais le braille marche merveilleusement bien et en console, il surpasse la synthèse, sauf peut-etre avec speech-el. Mais perso je reste un grand fan du braille sous Linux, que je trouve plus propre à découvrir l’immense potentiel de variété de l’OS. Après… le vocal i!a très bien aux utilisateurs ayant des besoins graphiques classiques ou passant par speech-el.

      A votre disposition

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